La FOPAC SK organise une tribune d’expression populaire à Mwenga/ Chefferie de Basile

Articles

Sous la modération de la chargée du lobbying et plaidoyer de la FOPAC SK Madame MIHIGO NABINTU Mireille, cette table-ronde a permis aux participants d’échanger et discuter autour des certaines questions liées aux problèmes que font face les petits producteurs dans le territoire de Mwenga.

Les cultivateurs ou petits producteurs ont énumérés les différents problèmes auxquels ils font face dans leur milieu, c’est entre autre :

  • Les problèmes liés à l’accès à la terre (actuellement il faut 100 dollars ou 50 dollars USD en échange d’un lopin de terre de moins d’un demi-hectare),
  • Problème foncier,
  • Semences des mauvaises qualités,
  • L’élevage en divagation,
  • Mauvaise état des routes de desserte agricole
  • Capacitation sur la bonne pratique agricole,
  • Carence des produits phytosanitaires,
  • Gestion des ravageurs des cultures ;
  • Perturbation climatique ;
  • Taxes et impôts ;
  • Insécurité dans certaines zones éloignées ;
  • Déboisement excessif et non contrôler,
  • barrières militaires,
  • Absence des vulgarisateurs et accompagnateurs dans le milieu,

Face aux problèmes soulevés par les agriculteurs, les autorités locales ne sont pas resté muet c’est ainsi certains entre eux ont répliqué dans ce sens :

Pour le colonel FARDC qui est le chef de l’armée dans les milieux, il justifie différents barrière établie dans la zone par le fait que le gouvernement n’assume pas bien ses responsabilités, car il devrait associer les militaires dans les activités agricoles ou crée un fond pour faciliter l’accès aux crédits agricoles aux militaires qui existé pendant l’époque coloniale. Tout en précisant que aux temps anciennes l’agriculture était conçus comme priorité des priorités mais actuellement c’est ne pas le cas.

Pour les chefs de groupement, ils répliquent en répondant aux agriculteurs qu’à l’heure actuelle ils font face à démographique causée par les guerres qu’a connues le pays depuis les années 1996, ce qui fait qu’il est difficile de répartir les terrains de culture d’une manière équitable. Il démontre que le problème lié à l’accès à la terre est proportionnel à l’augmentation de la population. Ils rappellent que dans leurs contrés la terre appartienne aux clans ou aux ethnies et non à des concessionnaires privés. Ce qui fait que la terre est donnée au détriment de Ntulo (Kalinzi).

Pour ce qui concerne l’élevage en divagation, il accuse les cultivateurs que ces eux même qui sont propriétaire des petits bétails qui divague dans le milieu et recommande de se prendre en charge d’eux même.

Pour les taxes, ils sont reconnaissants qu’l y a des services de l’état qui font payé aux agriculteurs des taxes illégaux, mais ils démontrent qu’il est impossible d’écouler sa marchandise au marché sans pour autant payer le taxe à l’état.

A l’issue de cette table-ronde plusieurs recommandations ont été formulées par les producteurs agricoles.

Aux autorités locales :

  • Règlementer les lois portant sur l’exonération et la présomption en fin de permettre aux   militaires d’accéder aux crédits agricoles ;
  • Collaborer avec les associations minières pour établir une loi où chaque creuseur artisanal doit être disponible pendant deux semaines pour s’occuper des activités agricoles,
  • Lutter contre l’importation des boissons fortement alcoolisé,

Exiger au moins la plantation d’un arbre dans chaque parcelle dans la zone,

  • Contré carré l’apport des aliments distribuer gratuitement par le programme d’urgence.

A la FOPAC-SK :

  • Mener des plaidoyers auprès de ministères provinciale et national pour la mise en œuvre des grands projets d’agriculture dans le territoire ;
  • Mener de plaidoyer auprès des institutions des recherches pour Introductions des bonnes semences,
  • Inviter les vétérinaires dans la prochaine TEP

Notons que cette tribune d’expression populaire a réuni soixante (60) participants dont vingt(23) femmes. Ils provenaient des associations paysannes œuvrant dans l’agriculture, des autorités locales (chefs de groupement, chefs de l’armée et de la police, les agronomes des chefferies….), des églises, de la presse, des organisations de la société civile, des associations féminines et des délégués des jeunes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *