Célébration couplée des journées de l’alimentation et de la femme rurale au Sud-Kivu.

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La journée internationale de l’alimentation et celle de la femme rurale ont été célébrées respectivement le 16 et le 15 octobre 2017.

Les activités marquants ces deux journées ont eu lieu  à l’INERA-MULUNGU dans le territoire de Kabare en présence de son excellence le gouverneur de la province du Sud-Kivu Claude Nyamugabo Bazibuhe, madame le ministre de l’agriculture Adolphine Muley, l’inspecteur de l’Inspection provinciale d’Agriculture, Pêche et Elevage, le coordonnateur de SENASEM Sud-Kivu, les femmes rurales de différentes structures paysannes ainsi que les organisations intervenant dans le secteur agricole.
Le thème choisi cette année au niveau national est : « Changeons l’avenir des migrations » : investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural pendant qu’au niveau international le thème choisi, est : « Une agriculture adaptable au climat pour l’égalité des genres et l’émancipation des femmes et des filles rurales »
Selon la FAO, parvenir à l’égalité des genres en termes d’accès aux terres et aux moyens de production, à l’information et au financement, aiderait l’Afrique à accroître la production agricole de 20 %. Cette égalité permettrait aussi aux femmes, comme aux hommes, d’adopter des techniques et stratégies adaptées aux changements climatiques pour assurer une continuité de leur production. De fait, garantir un accès égal aux hommes et aux femmes à la propriété foncière et aux autres ressources productives assurerait tout à la fois l’égalité des genres, la sécurité alimentaire et la gestion du climat.
Dans le secteur agricole, où les femmes représentent 43 % de la main-d’œuvre, les changements climatiques renforcent les barrières existantes auxquelles les agricultrices doivent déjà faire face. En raison d’un cadre politique ou de normes sociales discriminatoires, elles possèdent moins de ressources, disposent d’un accès limité aux technologies, à la propriété, aux intrants, au financement abordable et de long terme, à l’eau, à l’énergie, aux infrastructures et aux services liés à l’exploitation. Malgré tout, elles doivent quand-même assurer la sécurité alimentaire de la communauté et subvenir aux besoins de leur foyer, en travaillant plus et passant plus de temps à la recherche d’eau et de combustibles. Sans égalité des genres, les femmes rurales risquent fort d’être prises au piège de l’engrenage de la pauvreté.
Les femmes sont de puissants catalyseurs de changement qui permettront de relever les défis liés aux changements climatiques à grande échelle en favorisant l’adaptation de leur communauté au climat et une meilleure réaction face aux catastrophes naturelles. Elles prennent des décisions quant à l’utilisation des ressources et aux investissements qui vont dans le sens de l’intérêt et du bien-être de leurs enfants, de leur famille et de leur communauté. Actrices économiques et politiques, les femmes ont le pouvoir d’influer sur les politiques et les institutions pour promouvoir une meilleure distribution des services publics, tels que l’énergie, l’eau, les services d’assainissement et l’infrastructure sociale en vue d’améliorer l’adaptation aux changements climatiques et d’élaborer des programmes de préparation aux catastrophes.
Garantir l’égalité des genres dans la réponse aux changements climatiques est l’une des stratégies les plus efficaces pour assurer l’adaptation au climat des foyers, communautés et nations. Alors que l’impact différentiel des changements climatiques sur les femmes et les

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